Le test de la dictée
Un nom de domaine finit sur des cartes de visite et des véhicules, et surtout au téléphone. Le meilleur critère est simple : dites-le à voix haute à quelqu'un qui ne le connaît pas, et regardez s'il l'écrit juste du premier coup.
Ce test élimine la plupart des mauvais choix :
- Le nom trop long : chaque mot ajouté est une occasion de faute de frappe.
- Le tiret : il ne s'entend pas. « mon-entreprise.fr » devient « monentreprise.fr » chez votre interlocuteur, qui arrive ailleurs ou nulle part.
- Les chiffres et les homonymes : « 2 » s'écrit-il en chiffre ou en lettres ? « pain » ou « pin » ? Chaque doute coûte des visites.
- Les accents : ils sont admis, mais les gens tapent rarement une adresse avec accent. Si votre nom en a un, réservez aussi la version sans accent.
Partir du nom que vos clients connaissent
Les gens tapent le nom qu'ils voient sur votre devanture, votre camionnette ou vos réseaux sociaux, rarement votre raison sociale avec sa forme juridique. Si votre enseigne s'appelle « Le Fournil de Saint-Pierre », c'est ce nom qu'il faut chercher d'abord, quitte à le raccourcir.
Un nom qui décrit l'activité et le lieu, du type « plombier-saint-denis.re », se retient mal et lie votre adresse à une ville et à un métier qui peuvent changer. Le gain de référencement qu'on en attend ne compense pas ces défauts : le contenu du site pèse bien davantage.
Choisir l'extension
L'extension se choisit d'après votre marché, pas d'après une supposée préférence de Google, qui ne favorise aucune des trois extensions courantes pour une entreprise française.
- .re dit d'où vous êtes avant même qu'on ouvre la page, et rassure une clientèle réunionnaise : voir Le nom de domaine .re.
- .fr est le réflexe pour une activité tournée vers la métropole.
- .com reste ce que les doigts tapent au hasard, et convient à une clientèle internationale.
Réserver la même racine dans cinq extensions coûte cinq fois le prix et sert rarement à une entreprise locale. Si vous craignez qu'un concurrent prenne la variante évidente, prenez-en deux et faites pointer la seconde vers la première : voir Rediriger un nom de domaine.
Les règles d'écriture
Pour un .fr ou un .re, la charte de nommage de l'Afnic admet les lettres de l'alphabet français, accents compris, les chiffres et le tiret. Un nom ne peut ni commencer ni finir par un tiret, et ne peut pas dépasser 63 caractères. Les noms d'un ou deux caractères ne sont pas ouverts en .re. Les extensions génériques comme le .com suivent des règles proches, fixées par leur registre.
Les vérifications avant d'acheter
- La disponibilité. Cherchez le nom sur la page de votre futur bureau d'enregistrement. Un nom déjà pris se consulte dans le Whois : voir Lire le Whois d'un nom de domaine.
- Les marques. Un nom libre peut reproduire une marque déposée, et son titulaire peut alors le contester. La base gratuite Data INPI permet une première recherche sur les marques et les noms d'entreprise, comme l'explique la fiche de justice.fr. Pour un projet important, une recherche d'antériorité par un professionnel va plus loin.
- Les réseaux sociaux. Vérifiez que le même nom est libre sur les plateformes où vous serez présent, pour garder une identité cohérente.
- Le titulaire. Le domaine doit être enregistré à votre nom, ou à celui de votre entreprise. Un domaine enregistré au nom d'un prestataire ne vous appartient pas, et le récupérer peut devenir compliqué.
L'enregistrement suit la règle du premier arrivé, premier servi, posée par la charte de l'Afnic pour le .fr et le .re. Un nom qui vous plaît peut partir le lendemain : une fois le choix fait, ne tardez pas.
Chez Hubspace
Nous enregistrons votre domaine à votre nom, avec vos coordonnées comme titulaire, dans les extensions listées sur la page nom de domaine, où la recherche se fait directement. La marche à suivre est dans Acheter un nom de domaine.
Questions fréquentes
Un nom de domaine avec des mots-clés est-il mieux référencé ?
Non. Le nom de domaine pèse peu dans le référencement face au contenu du site. Un nom de marque court se retient mieux, et c'est lui que vos clients taperont pour vous retrouver.
Faut-il acheter le .fr et le .com ?
Ce n'est utile que si les deux correspondent à votre clientèle, ou si vous voulez empêcher qu'un tiers prenne la variante évidente. Dans ce cas, un seul site suffit : le second domaine redirige vers le premier.
Peut-on changer de nom de domaine plus tard ?
Oui, mais cela coûte : il faut réimprimer les supports, puis rediriger l'ancien domaine pendant des années pour ne pas perdre les liens et le référencement acquis. D'où l'intérêt de bien choisir dès le départ.
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